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Anxiété

Inquiétudes excessives et difficiles à contrôler concernant des problèmes réels ou éventuels de la vie quotidienne. Tendance à faire des prédictions négatives et à présumer que les pires choses vont arriver. Les soucis sont accompagnés d’au moins un des symptômes suivants : agitation, fatigue, difficultés de concentration, irritabilité, tension musculaire et perturbation du sommeil. Ces préoccupations quasi continuelles altèrent le fonctionnement social, scolaire ou familial du jeune. Les thèmes d’inquiétude les plus fréquents sont les performances scolaires, sociales ou sportives, le perfectionnisme, sa santé, la santé des membres de sa famille, les difficultés familiales (divorce des parents, difficultés financières), les évènements à l’échelle mondiale (guerre, crime, famine, etc.).

Manifestations
  • Difficulté à arrêter de s’inquiéter
  • Difficulté à penser à autre chose, ce qui entraine des difficultés de concentration importantes
  • Difficulté à tolérer le moindre doute que l’évènement appréhendé puisse survenir
  • Difficulté à se confronter à de nouvelles situations lors desquelles le jeune ne sait pas tout ce qui pourrait arriver
  • Tendance à dramatiser les évènements
  • Tendance à imaginer le pire
  • Difficulté à considérer d’autres possibilités
  • Tendance à poser souvent les mêmes questions pour se faire rassurer
  • Ne semble jamais rassuré
  • Demande constamment et excessivement à l’adulte à être rassuré
  • Exprime des inquiétudes au sujet de conséquences négatives qui pourraient survenir
  • Inquiétudes excessives lors des moments de transition (début de l’année scolaire ou de la semaine), de situations nouvelles (sorties scolaires)
  • Pose souvent des questions qui commencent par « si » ou « supposons que »
  • Identifie facilement toutes les conséquences négatives qui pourraient survenir dans une situation
  • Semble toujours inquiet de quelque chose
  • Plaintes somatiques, sans causes physiques particulières (ex. maux de cœur fréquents, maux de têtes, maux de ventre, etc.).

Bégaiement

Le bégaiement est un trouble moteur de la parole d’origine génétique. Des facteurs dans l’environnement de l’enfant (ex.: épisode anxiogène) et dans son tempérament (ex. : enfant plus anxieux) peuvent également contribuer à l’apparition des symptômes qui apparaissent généralement entre l’âge de 2 à 5 ans.

Le bégaiement se caractérise par des répétitions (son : la m-m-m-maison; syllabe : la mai-maison, mot : la fille fille fille), des prolongements de sons (la mmmmmaison) ou des blocages involontaires de sons (la m____maison), de syllabes ou de mots. Ces interruptions dans la parole sont appelées dysfluidités et sont souvent accompagnées de tension musculaire et de mouvements associés (froncement des sourcils, clignement des yeux, dilatation des narines, hochement de tête, etc.). Le bégaiement touche environ 5% des enfants et 1% des adultes.

Le bégaiement peut être transitoire (durer un certain temps seulement) chez l’enfant qui développe son langage (difficulté à gérer l’ensemble des exigences du langage). Il peut donc être pertinent d’attendre quelques mois avant de consulter un professionnel, puisque le bégaiement peut disparaitre de lui seul.

Par contre, il peut aussi être persistant et lorsqu’un historique familial est présent (parent/grand-parent/frère/sœur avec bégaiement), il importe de consulter plus tôt.

Manifestations
  • L’enfant répète des mots et des sons dans sa parole
  • De la tension est perceptible dans sa voix lorsqu’il bégaie
  • L’enfant refuse/évite de parler dans certaines situations (devant un groupe, devant un inconnu) par crainte de bégayer
  • L’enfant présente des mouvements associés aux moments de bégaiement (fronce des sourcils, hoche la tête, bouge narine, etc.)
  • L’enfant peine à prendre sa place dans une conversation à plusieurs personnes
  • L’enfant se fait souvent couper par les autres (en raison des délais)
  • Les émotions, l’anxiété et la fatigue augmentent l’intensité et la fréquence du bégaiement
  • L’enfant se fait taquiner à l’école par rapport à sa façon de parler
  • Les exposés oraux sont difficiles et source d’anxiété

Déficit de l'attention - TDAH

Le déficit de l’attention est une atteinte neurobiologique qui se manifeste par des déficits comportementaux et cognitifs. Il n’est pas causé par une mauvaise éducation, des stresseurs psychologiques, un manque d’effort ou de motivation.

Il existe trois sous-types de TDAH, selon les symptômes comportementaux et cognitifs observés chez le jeune : inattention prédominante, hyperactivité-impulsivité prédominante ou de type combiné (inattention et impulsivité/hyperactivité).

Il est important de mentionner que le TDAH apparait rarement seul. Près de 80% des enfants présentant un TDAH vont également manifester d’autres troubles neurodéveloppementaux ou de l’humeur.

Manifestations liées aux difficultés d’attention
  • Ne prête pas attention aux détails
  • A du mal à soutenir/maintenir son attention
  • Semble ne pas écouter quand on lui parle
  • Ne se conforme pas aux consignes et ne mène pas à terme ses travaux scolaires
  • A du mal à organiser ses travaux ou ses activités
  • Éviter ou n’aime pas les tâches qui demandent un effort mental soutenu
  • Perd les objets nécessaires à son travail
  • Est facilement distrait par des stimuli externes
  • A des oublis fréquents dans la vie quotidienne
Manifestations liées à l’hyperactivité/impulsivité
  • Agitation motrice, remue les mains, les pieds, se tortille quand il doit rester assis
  • Se lève dans les situations où il doit rester assis
  • Court et grimpe partout, dans des situations inappropriées
  • A du mal à se ternir tranquille
  • Est prompt à réagir, sensible à la stimulation sonore ou physique
  • Parle souvent trop
  • Laisse échapper la réponse à une question qui n’est pas encore posée entièrement
  • A du mal à attendre son tour
  • Interrompt les autres ou impose sa présence dans une conversation ou dans un jeu.

Dyscalculie

Ce trouble persistant touche l’apprentissage du nombre et du calcul et entraine des difficultés importantes en mathématiques. Les élèves ayant une dyscalculie développent une compréhension faible ou limitée des principes qui régissent les activités de dénombrement. Ces élèves présentent des difficultés atypiques de mémorisation des faits arithmétiques (utilisation de la retenue demeure difficile) et d’apprentissage des tables d’addition et de multiplication » (Fédération des syndicats de l’enseignement, 2009, p. 19)

La dyslcaculie (trouble du calcul) se présente rarement de manière isolée, celle-ci étant souvent retrouvé dans le cadre d’un trouble spécifique d’apprentissage des mathématiques, ou plusieurs sphères sont alors touchées (concept du nombre, maitrise et application des faits numériques, capacité à estimer/quantifier, etc.

Manifestations
  • Le traitement des nombres est difficile (ex. : 3 est plus petit que 8)
  • Difficulté à lire les nombres ou à écrire les nombres dictés (inversion, confusion, ajout, incompréhension des règles)
  • Besoin d’utiliser les doigts pour compter et difficulté à dénombrer rapidement
  • Les aptitudes aux calculs se développent lentement et difficultés à retenir les conventions dans la réalisation des opérations simples (ex. : 9+6 = 15)
  • La mémorisation des tables d’addition ou de multiplication est laborieuse
  • Difficulté à comprendre le vocabulaire abstrait en lien avec les mathématiques (soustraire, autant, équivalent, produit, croissant/décroissant, …)
  • Difficulté à lire l’heure sur un cadran à aiguilles
  • Difficulté à comprendre les conventions et opération liées à l’argent.
  • Difficulté à classer ou jouer avec les nombres, avec les séries et avec les séquences

Dysgraphie

Ce trouble se manifeste par une difficulté persistante de la planification ou de la réalisation graphique des lettres, c’est-à-dire de la calligraphie. Ce trouble affecte donc la qualité du geste particulier à l’écriture. Ce trouble peut survenir indépendamment des capacités de lecture et d’orthographe, mais est souvent associés à un autre trouble d’apprentissage.

Manifestations
  • Difficultés à reproduire les courbes des lettres et à conduire des traits droits dans les bonnes directions.
  • Les lettres sont mal formées, les espacements sont irréguliers, la grosseur des lettres est variable
  • L’écriture entraine rapidement un fatigue et une dégradation de la qualité de la calligraphie.
  • L’écriture est lente et demande beaucoup de concentration et d’efforts.
  • La prise de notes ou la copie au tableau est difficile et entraine des erreurs et des omissions fréquentes.

Dyslexie

La dyslexie est un trouble spécifique du langage écrit d’origine neurobiologique qui entraîne un manque d’automatisation du processus qui permet de lire les mots avec exactitude et fluidité. Ce trouble affecte donc la précision et la vitesse de la lecture. Les atteintes en lecture persistent dans le temps, résistent à une intervention soutenue et ne peuvent s’expliquer par une autre déficience. Les  conséquences secondaires peuvent inclure des problèmes de compréhension en lecture.

Manifestations
  • A de la difficulté à trouver le son correspondant à une lettre ou à un groupe de lettre
  • Omet, ajoute ou déplace des sons dans un mot
  • Confond les mots semblables.
  • Lit des mots irréguliers en les décodant lettre par lettre (ex : mon-si-eur, o-ni-on).
  • Impression que la personne devine les mots.
  • Lit un texte avec une grande lenteur.
  • Doit souvent relire une consigne écrite ou un texte pour le comprendre.
  • La lecture reste hésitante et saccadée, elle est perturbée par de nombreuses révisions et l’intonation est souvent monotone.
  • La lecture entraine rapidement une fatigue cognitive car elle n’est pas automatisée.

Dyspraxie verbale

La dyspraxie verbale est un trouble d’origine neurologique touchant la planification et la programmation des mouvements de la parole et des séquences verbales. Ce trouble se caractérise par des erreurs dans la production de la parole, en particulier des transformations de sons et une atteinte de la prosodie (débit trop rapide ou trop lent, intonation inadéquate). La dyspraxie verbale ne peut pas s’expliquer pas par un déficit neuromusculaire.

Manifestations
  • L’enfant présente une difficulté ou une incapacité à produire certains sons ou à prononcer précisément des mots.
  • Ses difficultés dans sa parole peuvent aussi être accompagnée de difficultés à réaliser certaines actions avec la bouche comme souffler sur une bougie, tirer la langue, boire à l’aide d’une paille.
  • L’enfant paraît maladroit dans ses mouvements de la langue et des lèvres. Il peut aussi avoir des difficultés à contrôler sa salive.
  • Difficulté à répéter des mots et à enchainer plusieurs mouvements des la bouche pour prononcer tous les sons d’un mot.
  • L’ordre des syllabes ou des sons d’un mot n’est pas toujours respecté.
  • La parole est parsemée d’erreur qui ne sont pas constantes, qui ne touchent pas toujours les mêmes mots. L’inconstance est présente parce que la base des difficultés repose sur la planification des mouvements.
  • L’enfant peut sembler maladroit dans sa façon de prononcer les mots. Son articulation paraît imprécise.
  • L’enfant peut se fâcher parce qu’il doit souvent répéter et qu’il ne se fait pas toujours comprendre. Il est conscient de ses difficultés.
  • Les enfants dyspraxiques comprennent souvent beaucoup plus que ce qu’ils sont capables d’exprimer.

Dysorthographie

La dysorthographie est un trouble spécifique du langage écrit qui se caractérise par une difficulté persistante à automatiser l’orthographe d’usage et l’application des règles grammaticales. La dysorthographie affecte généralement la capacité à automatiser l’apprentissage de l’orthographe d’usage, à appliquer un contrôle sémantique pendant l’activité d’écriture, à maitriser les habiletés morphosyntaxiques (règles d’accords, structure des phrases) ainsi que les règles du code phonologique (correspondance son-lettre). Ses manifestations sont souvent variables selon la personne (ex. : peut avoir maitrisé le code phonologique, mais présenter des difficultés significatives en orthographe d’usage). De plus, une inconstance dans les performances de la personne est également observée selon le type de tâche qui est réalisée.

Manifestations
  • Difficultés à mémoriser à long terme l’orthographe des mots (lexique orthographique), ce qui donne l’impression que l’enfant oublie ce qu’il a étudié pour les préparations des dictées.
  • Difficultés à comprendre, retenir et/ou appliquer les règles d’accord dans le groupe nominal ou pour les verbes.
  • Tendance à écrire les mots comme ils se prononcent.
  • Découpage arbitraire des mots (ex. : l’égume, il sé lance, senvoler, son nez devient soné).
  • Difficulté à consolider les règles de transposition du son vers la lettre (confusions entre les sons proches comme p/b, t/d, s/z, ch/j, difficulté avec la règle du g dur/doux ou du c dur/doux, difficulté à mémoriser les règles d’utilisation des graphèmes complexe comme ouille, euil, ille, y).
  • Omissions ou inversions des lettres (ex : sept devient setp,).
  • Confusions persistantes dans l’utilisation des homophones (a/à, ses/ces/c’est/s’est, n’y/ni, mes/met/mais) et difficulté à mémoriser le contexte adéquat de leur utilisation dans la phrase.
  • Difficulté à comprendre et à appliquer les règles grammaticales liées aux fonctions des groupes de mots dans la phrase (ex. : complément direct ou indirect, règles de ponctuation, participes passés, etc.).
  • Erreurs d’orthographe présentes même en copie.
  • Un mot  est écrit de différentes manières au sein d’un même texte (ex.anfant/enfant/enfent)

Troubles d'apprentissage

Les troubles d’apprentissage se définissent par des difficultés neurodéveloppementales touchant les habiletés d’acquisition, d’organisation, de mémorisation, de compréhension ou traitement de l’information verbale ou non verbale. Ils ne sont pas causés par une déficience intellectuelle, ni par un déficit sensoriel (acuité visuelle ou auditive), un manque d’encadrement scolaire, une carence de motivation ou des conditions socio-économiques défavorisées.

Les troubles d’apprentissage varient en degré de sévérité. Ils se manifestent dans l’acquisition et l’utilisation du langage oral (aspects réceptif et expressif), du langage écrit (la lecture, la compréhension écrite et l’écriture) et des mathématiques (le calcul, le raisonnement logique et la résolution des problèmes).

Les troubles d’apprentissage s’expriment généralement par un rendement scolaire plus faible que celui attendu ou par un rendement obtenu au prix d’efforts et de soutien dépassant largement ceux normalement requis. Ils perturbent significativement le rendement scolaire et ils peuvent également avoir des répercussions sur les relations avec les pairs, les activités quotidiennes et domestiques ainsi que la réalisation des tâches au travail.

Les difficultés de l’individu sont permanentes, c’est-à-dire que les symptômes persistent dans le temps, malgré des interventions spécifiques à la maison ou à l’école. Toutefois, leurs manifestations varient tout au long de la vie et les difficultés peuvent être compensées grâce à l’optimisation des forces individuelles de chacun et par l’application d’aménagements de l’environnement (exigences du milieu, mode de présentation de l’information, mesures d’appui, enseignement de stratégies compensatoires).

Il est important de ne pas confondre difficultés d’apprentissage et troubles d’apprentissage. En effet, les difficultés d’apprentissage sont liées à symptômes temporaires qui découlent de facteurs psychologiques, familiaux, sociaux ou économiques alors que les troubles d’apprentissage sont liés à des symptômes permanents qui découlent de facteurs neurodéveloppementaux.

Manifestations
  • une difficulté dans l’acquisition et la maîtrise des règles de l’orthographe;
  • une difficulté à retenir la bonne orthographe d’un mot;
  • une difficulté à composer des textes écrits, à organiser les idées et à respecter l’ensemble des consignes imposées pour le travail;
  • une difficulté à utiliser les règles de grammaire, une mauvaise construction des phrases et des paragraphes ;
  • une difficulté à faire les opérations mathématiques;
  • une difficulté à suivre les étapes d’un raisonnement mathématique;
  • une interférence possible entre un problème déjà énoncé et un suivant (ex.: les données du premier;
  • une difficulté à comprendre les consignes orales et/ou écrites;
  • une difficulté à comprendre les nouveaux mots et concepts, surtout ceux qui sont abstraits;
  • une difficulté à comprendre les inférences et le matériel implicite à l’oral et/ou à l’écrit;
  • une difficulté à raconter une histoire avec une bonne organisation et une bonne précision de l’information;
  • une lecture lente, robotique et imprécise;
  • une difficulté à comprendre les textes lus.

Trouble développemental de la coordination - dyspraxie

Le trouble développemental de la coordination, anciennement appelé a dyspraxie ou trouble d’acquisition de la coordination, se caractérise par une perturbation marquée du développement de la coordination motrice. Ce trouble affecte donc la capacité à planifier, organiser et automatiser des gestes moteurs pour réaliser une action ou une activité. Les difficultés de motricité entravent donc significativement les activités scolaires et les activités de la vie quotidienne.

Manifestations
  • Les enfants qui présentent ce trouble sont souvent perçus comme maladroits, immature et même paresseux alors qu’au contraire ils doivent fournir plus d’efforts que leurs pairs.
  • Ils ont des difficultés à faire l’acquisition des gestes complexes nécessaires à l’apprentissage de nouvelles tâches.
  • Ils peuvent présenter des retards dans l’une ou l’autre des étapes du développement moteur (marcher, manipuler des ustensiles ou outils, s’habiller, manipuler diverses attaches, faire du vélo, acquisition de la propreté, autonomie dans les soins d’hygiène).
  • Au plan scolaire, les enfants peuvent présenter une difficulté significative dans l’exécution des tâches graphiques (colorier, dessiner, préhension du crayon, tracer adéquatement les lettres, écrire proprement), dans l’organisation de leur matériel scolaire (utiliser tout l’espace sur la feuille, difficultés en géométrie), dans l’exécution des activités sportives de groupe nécessitant des ajustements fréquents.

Trouble d'opposition

Le trouble oppositionnel avec provocation est un ensemble de comportements négatifs, hostiles ou provocateurs, persistant pendant au moins six mois.  Il apparaît habituellement avant l’âge de 8 ans.

 Les comportements d’opposition sont une caractéristique de certains stades de développement. Pour être considéré comme une trouble d’opposition, les comportements perturbateurs entraînent un dysfonctionnement social, scolaire ou professionnel. Souvent, les sujets ne se considèrent pas eux-mêmes comme hostiles ou provocateurs, mais perçoivent leurs conduites comme étant justifiées en réaction à des demandes déraisonnables ou des circonstances injustes.

Le nombre de symptômes tend à augmenter avec l’âge. Les symptômes se manifestent d’abord à la maison et s’étendent, avec le temps, à d’autres environnements. Ainsi, le trouble n’est pas toujours visible à l’école, en collectivité ou lors d’un examen clinique (chez un professionnel de la santé).

Le trouble oppositionnel  avec provocation ne doit pas être confondu avec l’incapacité à suivre les  consignes qui peut résulter  d’un défaut de compréhension de langage.  Des troubles d’apprentissage, des troubles de la communication et un déficit de l’attention/ hyperactivité peuvent être associés au trouble oppositionnel, mais les diagnostics sont distincts.

Manifestations
  • L’enfant se met très souvent et rapidement en colère.
  • Il conteste souvent ce que dit l’adulte, s’oppose ou refuse de se plier aux demandes ou aux règles des adultes.
  • Il embête délibérément les autres et cherche à faire réagir.
  • Il accuse les autres de ses erreurs ou de sa mauvaise conduite.
  • Il est souvent susceptible ou facilement agacé par les autres.
  • Il est souvent fâché et plein de ressentiment, se montre méchant et vindicatif.

Trouble du spectre de l’autisme - TSA ou Autisme

De façon générale, le TSA se caractérise par un développement nettement anormal ou déficitaire de l’interaction sociale et de la communication. On note aussi, chez l’enfant ou l’adulte atteint, un répertoire considérablement restreint d’activités et d’intérêts, ainsi que des comportements répétitifs. L’enfant ou l’adulte présente des difficultés à initier ou maintenir les interactions sociales, des déficits socio-émotionnels, et une communication verbale et non-verbale réduite.  Il est important de noter que les signes cliniques de l’autisme sont divers et d’intensité variable d’une personne à l’autre. Ils peuvent également varier en fonction de l’âge de la personne et de son stade de développement. Le TSA s’accompagne souvent de trouble du langage oral.

Le syndrome d’Asperger est une appellation qui n’est plus employée. Les manifestations qui caractérisaient ce diagnostic font maintenant partie du TSA. D’origine, les personnes atteintes de ce syndrome présentait un profil exempt de trouble langagier ou autre retard développementaux (contrairement au TSA « typique ») et un niveau de vocabulaire riche et recherché.

Manifestations
  • Des comportements non verbaux inadéquats (par exemple, la personne évite le regard,  démontre un pauvre contact oculaire ou fait des mimiques faciales inappropriées)
  • Incapacité à établir des relations avec les pairs d’un niveau de développement correspondant
  • Absence de désir pour partager les objets, plaisirs, intérêts ou réussites avec les autres
  • Manque  de compréhension au niveau des messages sociaux entre deux ou plusieurs personnes  ainsi qu’au niveau des émotions exprimées.
  • Retard ou absence totale du développement du langage, sans tentative de compensation par d’autres modes de communication
  • Usage répétitif du langage et incapacité d’adapter sa façon de s’exprimer selon le  contexte de la communication
  • Incapacité marquée à soutenir une conversation
  • Absence ou pauvreté du jeu imaginaire et du jeu social (absence d’un jeu de faire semblant varié et spontané ou d’un jeu d’imitation sociale correspondant au niveau de développement)
  • Présence d’un intérêt anormal aux activités soit parce que trop ou pas assez développé ou parce que l’activité ne se poursuit pas avec un but logique
  • Présence de rituels qui rendent souvent les activités non fonctionnelles et non adaptées à l’environnement
  • Maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (ex. : battements ou torsions des mains et des doigts, mouvements complexes de tout le corps)
  • Préoccupations qui se limitent à certaines parties des objets, en oubliant le tout

Trouble primaire du langage - dysphasie

Le trouble primaire du langage, anciennement appelé dysphasie, est un trouble d’origine neurologique qui se caractérise par une atteinte de l’expression et/ou de la compréhension du langage qui persiste dans le temps. Ces atteintes ont un impact sur plus d’une composante du langage : phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique et pragmatique. Les symptômes sont très variables d’un enfant à l’autre. La dysphasie peut coexister avec d’autres déficiences ou troubles, mais ne peut pas être expliquée par ceux-ci.

Manifestations
  • Difficultés de prononciation de certains mots ou modifications persistantes de sons de la langue.
  • Cherche ses mots, hésite et utilise de mots imprécis ou des descriptions pour se faire comprendre
  • Erreurs dans le choix des mots
  • Vocabulaire pauvre ou peu varié, difficulté à apprendre des nouveaux mots ou concepts
  • Les phrases restent simples et courtes ou sont mal structurées
  • Erreurs dans la conjugaison des verbes ou manque de cohérence des conjugaisons
  • Participe peu aux conversations, se montre peu intéressé à parler
  • Paraît timide et est décrit comme introverti ou observateur
  • Difficultés à organiser son information lorsqu’il veut raconter, omission d’informations parfois importantes, manque de mise en contexte
  • Présence de coq à l’âne, difficulté à faire des liens entre les informations, fait en sorte que son discours est difficile à suivre.
  • Difficulté à comprendre les notions temporelles (hier, demain, avant…) et les séquences.
  • Répond un peu à côté des questions ou du sujet de la conversation.
  • Nécessite des reformulations de consignes, une simplification ou des répétitions
  • Nécessite un exemple, une démonstration ou un support visuel pour réaliser une nouvelle tâche.
  • Demande le sens des mots, fait répéter, dit qu’il ne comprend pas.

Liens utiles

Logiciels de compensation pour les troubles d'apprentissage

  • Pour obtenir une version d’essai de Lexibar
  • Pour obtenir une version d’essai de Médialexie KorectDys
  • Pour obtenir une version d’essai de WordQ
  • Pour obtenir une version d’essai de Sprint Plus Dyslexie
  • Pour obtenir une version d’essai d’Inspiration 8
  • Pour télécharger gratuitement le logiciel de cartes mentales C-MapTools
  • Pour télécharger une version d’essai de Sonocent Audio Notetaker (en anglais seulement)
  • Pour une description visuelle des fonctions du correcteur Antidote
  • Pour utiliser gratuitement le correcteur grammatical et orthographique Cordial en ligne
  • Pour télécharger gratuitement le ruban Word du Cartable Fantastique – outils pour le français, les mathématiques et l’histoire

Ordres et associations

Ressources sur les troubles d'apprentissage

Livres audios ou en version électronique

Ministère de l'éducation et de l'enseignement supérieur

Service national du RÉCIT en adaptation scolaire

Foire aux questions

Avant de consulter

  • Est-ce que les frais d’évaluation ou de suivi sont remboursés par la Régie d’Assurances Maladie du Québec (RAMQ)?
    NON, la plupart des services offerts à la Clinique Churchill ne sont pas couverts par la RAMQ. Les rendez-vous d’évaluation ou de suivi en orthophonie, en ergothérapie, en psychologie, en orthopédagogie et en neuropsychologie doivent donc être payés à chaque rencontre par le parent. Un reçu détaillé est remis au parent par le professionnel.

    OUI, les services d’évaluation en pédopsychiatrie à la Clinique Churchill sont couverts par la RAMQ.
  • Est-ce que les frais d’évaluation ou de suivi sont remboursés par les régimes d’assurances privées?
    OUI, la majorité des régimes d’assurances privées rembourse, au moins en partie, les frais liés aux services rendus en orthophonie, en ergothérapie, en psychologie et en neuropsychologie. Vous devez vérifier les modalités de remboursement auprès de votre assureur afin d’obtenir l’information avant le premier rendez-vous d’évaluation ou de suivi à la Clinique.
  • Ai-je besoin d’une référence médicale pour accéder aux services rendus par les professionnels de la Clinique Churchill?
    NON, la plupart des services rendus à la Clinique ne nécessitent pas de référence d’un médecin. Ainsi, vous pouvez directement prendre rendez-vous en orthophonie, en ergothérapie, en psychologie, en neuropsychologie ou en orthopédagogie. Il arrive toutefois que les compagnies d’assurances privées exigent une prescription médicale pour accepter le remboursement de ce type de service. Vous devrez alors vérifier auprès de votre assureur les modalités de remboursement avant de consulter à la Clinique pour limiter les inconvénients lorsque vous acheminerez vos reçus de la Clinique Churchill à votre assureur.

    OUI, il est obligatoire d’avoir une requête médicale pour accéder aux services d’évaluation en pédopsychiatrie à la Clinique Churchill.

  • Quelles sont les modalités de paiement acceptées à la Clinique Churchill?
    Les frais d’évaluation et de suivi à la Clinique Churchill peuvent être payés en argent comptant ou par chèque personnel.

Pendant la consultation

  • Est-ce que les parents doivent être présents pendant l’évaluation?

    OUI, lors de la première rencontre d’évaluation, les parents sont généralement rencontrés par le professionnel de la Clinique Churchill afin de compléter les formulaires d’autorisation, le contrat de services, et de discuter du motif de la consultation pour bien cerner les besoins de l’enfant. Cette entrevue avec le parent dure généralement 30 à 60 minutes. Le reste du temps prévu pour le rendez-vous est réalisé avec l’enfant seulement. Le 2e et 3e rendez-vous d’évaluation se déroulent avec le jeune seulement.

    Pour les suivis, il est souvent recommandé qu’un parent puisse assister aux rencontres. Nous vous conseillons d’en discuter avec le professionnel qui suit votre enfant afin de connaître son avis à ce sujet.

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